Où fait-il bon se loger pour les Français ?

 

L’Association QUALITEL publie la troisième édition de son Baromètre annuel consacré à la Qualité du logement, en partenariat avec Ipsos. L’étude, d’une ampleur inédite, avec 80 questions et 4 850 personnes interrogées, explore les perceptions des Français sur le logement, selon le type de territoire habité : communes rurales, villes moyennes, métropoles et agglomération parisienne.

Plus on habite dans une petite commune, plus on est satisfait de la qualité de son logement

On constate que le niveau de qualité perçue d’un habitant vis-à-vis de son logement décroît à mesure que la taille de la commune grandit : le Qualiscore (indice synthétique de 17 critères de satisfaction autour de la qualité du logement) s’élève ainsi à 7 dans les communes rurales, 6,9 dans les villes moyennes, 6,7 dans les métropoles de plus de cent mille habitants et 6,4 dans l’agglomération parisienne.

Ces chiffres résultent de la conjugaison de plusieurs facteurs, parmi lesquels :

  • La surface du logement,
  • Les nuisances acoustiques, liées à la densité urbaine,
  • La qualité intrinsèque du logement.

La qualité du logement compte vraiment et apparaît même comme un « avantage compétitif » pour les territoires ruraux et les villes moyennes.

La qualité du logement est une contrepartie effective – et appréciée – au fait de vivre dans un territoire moins dynamique économiquement et moins densément peuplé, comme l’indique le Baromètre QUALITEL :

  • L’insatisfaction liée à l’offre de services et commerces dans leurs communes, de la qualité de la connexion internet ou de l’accessibilité aux transports est plus importante dans les territoires ruraux (55 %) que dans les métropoles (14 %).
  • …mais pour autant, c’est dans les petites et moyennes villes qu’on trouve le plus de Français qui déclarent ne vouloir changer de logement « pour rien au monde ».
  • La qualité perçue du logement joue logiquement sur la volonté de rester ou au contraire de déménager.

La qualité du logement nourrit (ou dessert) l’attractivité des 11 plus grandes métropoles

L’ancienneté du parc impacte nettement la qualité perçue du logement : les métropoles « nouvelles » recueillent les meilleures notes de qualité globale ( 6,9/10 pour Rennes par exemple) loin devant les « anciennes » métropoles (6,4 pour Lille).

Pour ces métropoles « anciennes », le défi en matière de qualité du logement est important. Compte-tenu de la densité déjà forte de ces communes, la construction de logements neufs ne saurait être la seule solution. Il faut donc prioritairement axer les efforts sur la rénovation du parc de logement existant pour renforcer leur attractivité.

Image by David Mark from Pixabay

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